Je me retourne en mon sommeil,
Errant dans un port solitaire.
Les marins ne sont plus que des ombres,
Aucun vaisseau ne prend le large.
Dans le mutisme des eaux mortes,
Se rouillent les amarres.
Le silence est total,
L'oubli lui-même
Semble se perdre au ralenti
Parmi les coques prisonnières
D'une dernière escale.
J'arpente tous les quais,
Mon souffle s'accélère,
Devient supplice, long gémissement:
C'est lui qui me réveille,
Sirène déchirante d'un navire
Sans équipage et sans boussole,
Tous feux éteints dans l'inutile attente.
Edmond VANDERCAMMEN


Commentaires
Par polatouche le 04/07/2006 à 20h43
ca me fait penser a une visite que je ne fari jamis celle des profondeurs insondable et silencieuse de la mer. c'est la qu'est la reponse a la question... je pense... c'est ca la solution.
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