Lady L et le monde entier °)(°° °¨°

Puisque je "thème"

Mon nouveau roman... épisodes à suivre au fil de mes envies, de mes rêves, de mes désirs.

la suite

le 11/05/2008 à 18h00

La dernière fois que nous nous sommes aimés jaurais dû comprendre que son corps en silence presque en sexcusant faisait ses adieux au mien. Jaurais dû sentir à sa manière de frôler ma peau quelle y imprimait quelques joies, certains regrets et dautres non-dits. Peut-être même aurais-je dû la laisser pleurer. Et plus tard en changeant les draps qui conservaient l’essence de ses « je taimais », memparer du téléphone et lui apprendre à conjuguer les verbes damour au futur.
Mais, je suis resté là mué dans une mélancolie qui ne me ressemblait guère, comme un vieux bonhomme assis sur son putain de banc, incapable de me souvenir de ce que javais pu lire entre ses grains de beauté, me rappeler lhistoire que mavait racontée à chaque veille de noël, linfime cicatrice sur son épaule droite et jaurais dû devenir amnésique comme une thérapie contre ce même fameux mal de mer. Ne plus savoir pourquoi mes mains indociles voulaient sans cesse danser le lac des cygnes, parcourir son ombre, ses ondulations comme l’on part sans bagage faire le tour du monde… peuttre pour grandir, parfois pour fuir.
Pourquoi à la minute où Elle est rentrée dans ma vie, je nai plus jamais su regarder un tableau sans y reconnaître la teinte de ses pommettes, sans songer quelle avait dû sy réfugier lespace dun chagrin ou dune hésitation.

Mille bateaux sont partis, me laissant au quai elle a tiré le rideau, à sa façon; très digne, sûrement trop. Théâtrale comme toujours et moi, seul, face aux précipices je nai plus eu le courage dembarquer à la découverte de pays qui auraient ressemblé à une quelconque réalité.
Devrais-je regretter de me sentir analphabète, usé de lui avoir confié ma poésie, mes chimères?

Et tout en vous écrivant, je redoute que vous en fassiez votre héroïne, elle détesterait cela, Elle qui changeait de costume comme lon change dhumeur afin déviter les dérives du caractère, les qualités qui font sourire, et les défauts que lon pardonne parce que lon aime.

puique je "thème" 1

le 27/04/2008 à 20h38

Puisque je thème



Certaines personnes se plaisent à sonder leurs souvenirs même douloureux car elles pensent pouvoir y trouver un objet égaré cher à leurs yeux: un bijou, leur jeunesse ou un sentiment insensé qui na plus jamais été le leur.
Et si jai souvent trouvé pathétique la manière quont les personnes âgées dexplorer un album de photographies floues, mal cadrées, cest peut-être parce que je nai pas suffisamment pris le temps de marrêter au bord dune route pour immortaliser un bonheur, un sourire.
Mais aujourdhui, je nai plus vingt ans, les fondations de mon existence ne sont plus à bâtir mais à consolider comme une vieille maison que lon nose pas rénover de peur de lui enlever du caractère.
Que me reste-t-il donc à faire si ce n’est écrire? écrire afin de vous parler dElle. Non pas comme un hommage mais comme un ultime souffle de vie. Fasciné tel un jeune homme qui surprend pour la première fois une chute de reins. Épris à la manière d’un écrivain qui à grands renforts deuphémismes, de virgules, d’sitations édifie la femme qu’il n’a jamais rencontré dans la rue. Celle qui marche avec la souplesse dun félin, qui rit la tête inclinée. Un parfum unique a